A propos du projet

Du monde en miniature au jardin planétaire

A propos du projet Du monde en miniature au jardin planétaire

Sous son aspect léger et agréable, le jardin n’est jamais un lieu neutre. Dans nombre de civilisations, ce « lieu clos » (gardinius, en latin), isolé, voire retranché, où l’homme organise la nature selon sa volonté, occupe une place essentielle. Pour s’en convaincre, on peut remonter aux jardins de l’Antiquité, tour à tour sphères du sacré, lieux de l’intime, havres pour philosophes, comme à Athènes, ou encore fantaisies de puissants, tels les mythiques jardins suspendus de Nabuchodonosor II, roi de Babylone.

les jardins sont toujours des mondes miniatures que l’homme recrée

Qu’ils servent à se nourrir, à se promener, à méditer ou à briller, les jardins sont toujours des mondes miniatures que l’homme recrée, et où s’exprime son rapport aux forces fondamentales de la nature. Des univers qui racontent ainsi ceux qui les conçoivent. À l’extrême, le jardin peut être vu comme métonymie de la planète toute entière tant il fait figure d’« index (botanique) planétaire » et tant la « finitude écologique » (G. Clément) qui caractérise notre monde physique, renvoie à l’étymologie germanique : Garten, l’enclos. Lieu clos où l’homme se ressource, monde ouvert où il projette ses utopies : c’est précisément cette « double nature » du jardin qui en fait toute la richesse et la complexité.

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Le présent projet a pour objectif d’interroger la relation entre l’aménagement du jardin, ses usages et ses représentations des mondes anciens au monde de demain, il s’attarde sur l’aspect esthétique, environnemental, patrimonial et démontre comment le jardin s’impose comme un lieu important de la sociabilité. Fondamentalement interdisciplinaire, mobilisant historiens, géographes, civilisationnistes, comparatistes, sociologues, architectes et paysagistes, il est issu d’échanges entre membres de trois établissements de la COMUE USPC (Paris 3/7/13), et un établissement dans le périmètre immédiat (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine), ainsi que des partenaires brésiliens de l’Université de São Paulo, Université do Estado de Rio de Janeiro, UNICAMP, le réseau SIRCHAL, l’UNESCO et un centre de recherche de l’EHESS.